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Pierre angulaire ou cailloux à ricochet ?

Jeter la première pierre. C’est ce que l’on dit d’une personne qui a commencé à provoquer ou attaquer une autre personne. Mais que sont ces pierres ?

Ce sont des peurs, des douleurs, des doutes, des colères, des vieilles rancunes… Tant de cailloux, petits ou gros, que nous aimons collectionner, jusqu’à les lancer sur une autre personne, elle-aussi, collectionneuse de galets.

Plutôt que de vous plaindre ou de critiquer votre prochain, remettez en doute la responsabilité que vous avez avec vos sentiments et vos émotions. Décidez lesquelles sont bonnes, et celles dont vous devriez peut-être vous séparer.

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« Bien plus que la vertu l’innocence est sévère, son jugement est dur, tranchant et sans pitié, s’estimer sans reproche aide à jeter la pierre, et nous cache du bien la meilleure moitié » Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 mai 1872.

 

Le choix des cailloux

Quelque part sur une île en plein cœur de l’océan Pacifique, un homme exilé, souffrant, persécuté par son pays d’origine qu’il aimait tant, meurtri par la vie, prend le temps chaque soir d’aller écouter la mélodie symphonique des vagues et du vent.

Après son temps d’observation, avant de retourner dans sa case, il pratique le même rituel depuis son arrivée sur l’île. Il prend un galet plus ou moins plat mais le plus lourd, et du haut de ses deux mètres, en riant, le jette dans la mer pour le faire ricocher avec les déferlantes des vagues.

Or, depuis plusieurs jours, un groupe d’enfants vient jouer sur cette plage. Intriguée par le comportement de cet homme sans âge, une petite fille, plus audacieuse que ses copains de jeux, s’approche un soir du grand homme.

– Monsieur, on peut jouer avec vous ?
– Comment cela, « jouer » ?
– Vous jetez des cailloux dans la mer : on peut jouer à celui qui fait le plus de ricochet et le plus loin possible ?
– Ce ne sont pas des cailloux que je jette à la mer, mon enfant, dit-il.

L’homme poursuit avec tendresse :

– C’est vrai que pour toi, je lance des cailloux, mais pour moi, ce ne sont pas des cailloux. Tu sais, ma petite, ces cailloux sont pour moi plus que des cailloux : ce sont en fait toutes mes peurs et mes lamentations. Voilà ce que je jette loin de moi… de sorte que je peux ensuite redevenir plus réceptif, plus ouvert au monde qui m’entoure ! Tu sais, dans la vie, tu peux jeter des pierres, te plaindre d’elles, trébucher dessus, mais tu peux aussi les escalader, les utiliser pour construire non des murs mais des passerelles vers l’espérance…

 

Source : Contes à gratter pour découvrir la richesse de la vie de Malek A. Boukerchi


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